Scandicus Ensemble vocal à voix d\'hommes

Discographie

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Pietro Amico Giacobetti (1558-1616)

Lamentations de Jérémie

L’histoire est un perpétuel recommencement ! Le maître de chapelle de la basilique San Marco, Baldassare Donato, s’apprête à préparer les célébrations tant attendues de la semaine sainte en cet an de grâce 1601. Âgé de 70 ans, ce vieux musicien n’a plus l’énergie de composer des polyphonies élaborées. Insatisfait par les compositions des membres de la chapelle, il décide de se tourner vers des éditions vénitiennes publiées récemment. Quelle ne fut pas sa surprise en tombant sur les sonorités inouïes des Lamentationes cum omnibus responsoriis a cinque voci d’un certain Pietro Amico Giacobetti. Ce musicien, abandonné des histoires de la musique, livre en quelques pages un véritable tour de force polyphonique au moment où cet art subtile semble s’essouffler au profit de la monodie accompagnée. Nul ne saura vraiment l’émotion suscitée par ces œuvres sur ses contemporains.

L’Ensemble Scandicus souhaite, avec cette première mondiale, faire partager l’émotion d’un Baldassare Donato ou encore de ces fidèles venus assister à San Marco au milieu de la nuit aux offices des ténèbres en cette année 1601.

Première mondiale. Venise 1601. Musique sacrée italienne à 5 voix.

...”un enregistrement très soigné… et qui prolonge d'une belle manière les trois premiers albums…

… les merveilleuses polyphonies de Pietro Amico Giacobetti – interprétées ici à capella dans une configuration masculine du contre-ténor à la basse – résonnent avec plénitude et fidélité.

… Saluons ici le courage de cet ensemble de s'attaquer à un compositeur que certains encyclopédies renommées ne consacrent que neuf lignes…

… L'ensemble Scandicus, une sortie chez Arion, que je vous recommande…” (Benjamin François, France Musique)

 

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Constanzo Festa (1490-1545)

Lamentations

Le Monde de la Musique, Choc du Mois (Février 2008)
Rendues à son auteur, Costanzo Festa, après avoir été longtemps attribuées à Morales, ces Lamentations parcourant l’éventail séparant le regret de la plainte amère ont trouvé des interprètes idéaux.

ResMusica, Clé du mois (Janvier 2008)
L’ensemble Scandicus épouse cette intériorité dans une fusion admirable des voix, avec une douceur recueillie qui relève de beaucoup de réflexion.

Muse baroque, (2008) 4/5
Costanzo Festa est servi par l’interprétation limpide et d’une profonde simplicité de l’Ensemble Scandicus.

 

cdludfordNicolas Ludford  (1485-1557)

Missa Dominica, musique anglaise

This recording is not only remarkable for the choice of this mass, but also for the way it is performed. That goes especially for the interpretation of the monophonic sections. In most alternatim compositions these are performed as simple plainchant; in English music often melodies from the Sarum repertoire is chosen. Here the interpreters have applied a practice which was widespread in England. “Close examination of the manuscript leads us to believe (…) that vocal extemporisation was meant to complete a deliberately incomplete notation. (…) Singers in the Chapel Royal were required to have a thorough grasp of discant and faburden. (…) The aim of this simple contrapuntal technique is to add two or three extemporised voices to a given melody (the cantus firmus). Half of the monadic [monodic] sections in the Kyrie, Gloria and Credo make use of such improvisation, which was particularly popular in England in the 16th century”, Jérémie Couleau writes in the booklet. Johan van Veen, Gramophone (© 2014)

 

dominiquephinotDominique Phinot (1510-1555)

Quam pulchra es, Mass & Motets

Ensemble Scandicus et A Sei Voci

L'Ensemble Scandicus vous invite à célébrer le 500e anniversaire d'un compositeur français hors du commun. Injustement condamné à mort à Lyon en 1555, Dominique Phinot, malgré sa courte existence laisse derrière lui une œuvre fascinante. Son nom reste associé aux premiers exemples de polychoralité développés par les franco-flamands alors en quête de nouvelles textures sonores. Au XVIe siècle, Palestrina fut émerveillé par l'harmonie, la magnificence et la volupté de son style qui n'avait d'égal que celui de Josquin Desprez ou de Nicolas Gombert. Construits à partir d'un nouveau rapport au texte sacré, basé sur une intériorité et une profondeur uniques.